mardi 23 juillet 2019

Où?


lundi 24 juin 2019

Pierres et loups

A l'heure des comptes nos villes ont réinventé le loup. Il ne mange plus les enfants celui là. Il est hirsute, le poil long mais ses dents ont raccourcies.


Ses membres sont épais, ses pieds et ses mains gonflés, il vit dehors, à même le sol cartonné,pue le dehors à plein nez. Il nous fait peur à tous parce qu'aussi différent et grotesque qu'il soit on sait que ça peut aller vite, une fissure, un effondrement et l'on pourrait être lui.


On a posé sur le trottoir des clous, des poteaux, l'air de rien ils murmurent: interdit à l'homme....

lundi 3 juin 2019

Richard toi

La mémoire c'est mal organisé, on se souvient du moment où l'on perd les gens mais rarement de tout ce que l'on a partagé avec eux.

Je ne sais pas quelle est la première fois que j'ai rencontré Richard mais je sais que c'était toujours bien, pas tout ce qu'il a été mais de qui il était.

Un bonhomme à plus grand sourire que grosse tête, richard disait toujours qu'il était moche avec sa grosse tête. On ne pouvait pas être d'accord, je dessine des personnages à grosses têtes et il est une des plus belles personnes que j'ai rencontré de ma vie, que ses photos rendaient hommages à tous. Qu'il nous aura rendus beaux...






 On est tous un peu en guerre, relous avec nos paranos nos charrettes de traumas, complexes et vanité, Richard ne partageait que de la douceur, quoi qu'il y ait derrière.



C'est ce que je voulais dire à sa cérémonie funéraire, on fait le malin dans sa tête, on dira ci on dira ça et puis le moment venu c'est l'extinction dedans, la voix gargouille et les yeux débordent, j'ai rien dit ou presque, à peine un plan , tout juste un presque.

J'ai encore l'impression qu'il va débarquer avec son sourire immense, ses trois mots en français, le reste venu des Etats Unis, ses bras qui enveloppent, ses mots qui encouragent et son absence de négativité. Qu'il va débarquer et qu'on va se refaire une ballade à pied  ( le métro n'a pas de chance, il n'a pas connu Richard Beban), que je grognerai un peu sur les péripéties rencontrées parce que je suis un âne et qu'il jouera le centre de gravité.




On collera, surtout moi, on photographiera, seulement lui et les jours d'après j'aurai des cadeaux. J'en ai eu à presque chaque expo, il est venu dans chaque appart, même le plus laid, a pris mes amies en photos, des ateliers, beaucoup , souvent.

J'ai eu la chance de rencontrer cet homme là, son épouse et amoureuse ( les plus de cinqante ans amoureux romantiques ça me touche toujours, ça donne espoir) disait que pour une femme il apportait la paix, étant dénué de toute envie de domination, apportant la paix, l'amour, la liberté.




Ses amis ex hippies, militants d'une autre époque et des mêmes causes finalement sont venus dire tout ça avant que des fleurs flottent sur la seine. C'était le jour pour se dire qu'il ne reviendrait pas , je n'y crois toujours pas.

Merci Richard Beban, j'aimerais croire en un ailleurs pour qu'on se retrouve, j'aimerais te dire au revoir puisque tu es parti 24 heures ou plutôt des années trop tôt; je vais juste me souvenir, je n'y crois toujours pas.


dimanche 2 juin 2019

44





Merci au festival des musiques métisses d'Angoulême de m'offrir une si belle place pour sa quarante quatrième édition avec mes dessins boisés, d'exploration en format gulliver et une exposition de sérigraphies.


Angoulême, la maison, comme Paris mais davantage, autant étranger et anonyme dans l'un que l'autre, tellement chez moi aussi. Après une exposition en 2012, chez cax, antiquaires...parisiens , après une belle exposition cette année au little comptoir le festival des musiques métisses.

Quelques souvenirs qui datent , où je ne devais pas dépasser le mètre cinquante, johnny clegg, myriam makeba et le premier contact avec le rouge à lèvres, l'invention la plus importante de l'histoire de l'humanité. Comme tous les angoumoisins nostalgie des années où l'argent ne s'était pas enlisé et où le festival de la bande dessinée était une fête populaire avec vendeurs de merguez ( oui enfant j'avalais de la viande) et bouquinistes dans la rue et où celui des musiques métisses était le moment où des habitants de tous les quartiers ce croisaient sur une île village.

44 ans, j'en ai 46, je reconnais vaguement des visages en essayant de leur enlever vingt ou trente. Le soleil tape, les muscles grincent un peu et le soir seun kuti, fils de, parmi les fils de, je mettrai bien une photo mais j'ai peur d'être censuré, à côté de son jeu de fessier elvis presley a l'air d'un prêtre orthoxe.

Aujourd'hui c'est le jour trois, c'est le dernier tour.

Merci

lundi 22 avril 2019

Si l'on rêve de peau c'est qu'on peine à se contenter de peu


mercredi 17 avril 2019

Souvenirs présentables


C'est quand mes souvenirs se sont mis à me parler de toi que j'ai compris que le présent s'était étiré

mercredi 3 avril 2019

Le jour où on a appelé les nuages par leur nom ils se sont mis à pleurer