lundi 7 mai 2018

J'ai regardé le ciel






vendredi 27 avril 2018

Link of ink





Derniers jours pour l'exposition Link Of Ink à laquelle je participe à l'invitation de Michel Pinosa, l'homme d'encres paisibles et harmonieuses.


J'y présente de nouvelles sérigraphies, de plus grands formats que d'habitude, je serai présent à la galerie vendredi, samedi et dimanche entre 14 heures et 19 heures

.





dimanche 15 avril 2018

Beauvais c'est dans l'OIse

Beauvais c'est dans l'OIse mais pas vraiment. Beauvais c'est dans le temps aussi que ça se situe et Beauvais c'était il y a longtemps.

Quatorze ans d'âge et après , pendant un temps entrecoupé, années fin 80 parce qu'avant c'était juste sankukaï, Homère et Alexandre Dumas . Les cheveux en l'air et savonnés ou le crâne rasé de près, coupé parfois souvent parce qu'un rasoir sur un crâne bosselé ça laisse du sang sur les marques de forceps, déjà deux mains gauches, pas encore de dessin autant.




La musique ne sortait pas de câbles pour s'afficher par un écran. Elle tournait sur des platines ou par bandes qui finissaient effilochées, se racontait par des photocopies sur papier et la poste ne volait pas encore autant ni ne vendait n'importe quoi.

La musique c'était la notre puisqu'on se construisait des réseaux , brassait du vent et aussi des idées , la plupart ont divorcés d'avec elle après l'adolescence , peut être que tous ont gardé quelque chose. On disait s'éduquer nous mêmes par ces musiques, ces fanzines, ces réseaux. Je suis devenu végétarien par la musique, d'autres politisés , artisans artistes, on a tous découvert  par la musique, une certaine notion d'entraide, implicitement, une envie de faire, d'appartenir à des courants d'émulsion.



C'était avant que l'ego ne gonfle tant, avant les selfies, l'envie d'être connu, le besoin d'être tous d'être artistes. J'aimais déjà pas trop ce mot, on parlait parfois de bruit et pas de musique, de fanzines, pas de journaux , pas d'artistes, de surhommes et de VIP mais des gens qui font des choses. Les sex pistols sont autant un boys band casté que des déclencheurs mais ils ont permis sans doute cette idée que la technologie rendra encore plus facile d'accès: pas besoin d'être musiciens pour jouer, raconter des histoires.



On écoutait de la musique qui racontait des histoires avec tous une part de fêlure, révolte, colère, sociétale ou personnelle simplement . Mon fanzine avait un nom, je correspondais avec d'autres qui en avait d'autres dont un "Pour la gloire" , beauvaisien. Pour moi Beauvais était donc une ville à musique, Oi et reggae ska puisque j'ai découvert beaucoup de bonnes choses par des envois de cassettes enregistrées là bas.



Les années passent, je continue l'aller retour avec la musique, je viens à beauvais sauter d'une scène avec un sweat shirt à capuche trop grand et pas beaucoup de kilos. Je suis le "michael jackson  du hardcore français" d'après un mhedi qui était l'enfant de drowning, à creil, amiens,beauvais, je ne sais plus. Un Phil organise des concerts, il a une gentillesse absolue et l'instant d'après il saute sur un imbécile qui a mal parlé à sa femme, ombre et lumière ou rétribution, dance floor justice, allez savoir.





Les années continuent de passer, je m'éloigne de la musique à cris, idées , résonances, je trouve qu'elle s'établit, ressemble à ce que je n'aime pas du rock'n'roll et puis j'épouse le travail ,saleté, j'y entre comme dans une secte, je renie le temps libre, les loisirs et les passions. Il y a des pratiques qui sont des poisons. Si c'était à refaire...mais on refera pas, on sait qu'on refera. Enfant on croit qu'on va grandir, qu'il faut çi ou ça, on va juste vivre, c'est déjà pas mal beaucoup.




Je revois Vincent à un concert que je fréquente par opportunisme, parce que je renoue avec plaisirs , passions, fondatrices. Vincent de pour la gloire, de youth of zarma, de flex your head, de Beauvais.A l'époque c'est un homme doux, calme, bienveillant et qui dégage du calme.





Je dis que je viendrai, quand on aime bien ou beaucoup les gens ont dit toujours qu'on viendra, parce qu'on veut venir, vraiment mais après il y a l'agenda, l'idée qu'on se fait du temps, des dates, de l'argent, les chiffres et les minutes pas prises nous dévorent de gris.

La semaine dernière il ne faisait pas gris à Beauvais, j'ai pris le temps grève SNCF-ça-va-je-suis-assis pour aller visiter l'ASCA, association culturelle du quartier argentine où je collerai un peu ou beaucoup pour leur birthday party ( en 2018 il faut des mots anglais , c'est plus nouveau monde comme dit l'évangéliste de l'élysée et comme font les publicitaires de toujours).

la semaine dernière et jusqu'à nouvel ordre  Vincent est un homme doux, calme, bienveillant et qui dégage du calme. Il porte un sweat shirt "Flex your head" des trente ans du label dischord, disque qui nous a marqué tous les deux , on se connait depuis moins et on a plus.





J'ai pris des personnages, on se promène avec eux. Vincent m'a fait une place dans sa maison de briques, là bas les briques c'est des briques, pour moi c'est exotique. C'est assez propre Beauvais mais avec l'oeil du local Vincent .On se promène, il avait trouvé avant, moi parfois aussi. On ne tartine pas mais on trouve du chouette.







Le soleil brille, ma toux me donne l'énergie d'un grabataire mais elle passera. Je crois qu'il n'y a rien à dire de ces deux jours là, du silence, des pas, du soleil, du bien être, quand il n'y a rien à dire c'est qu'il y a beaucoup....







Je reviendrai avant vingt ans...Je suis obligé mon premier collage a déjà une moustache, les collages ils portent des bites ou des moustaches après, c'est universel la bite et la moustache, on revient toujours à l'universel.


lundi 9 avril 2018

Le bien, le mal, tout ça est bien léthal

Le bien, le mal, tout ça est bien léthal

mercredi 14 mars 2018

Alors...


Alors le temps nous a appris que nous étions de passage

samedi 24 février 2018

Nouvelle boutique

Nouvelle boutique en ligne pour se procurer mes sérigraphies, c'est...ici!

jeudi 22 février 2018

A plus tard, macro économie, singes et crachats

Aujourd'hui j'ai encore fait de l'administratif. En ce moment je fais beaucoup d'administratif.C'est sympa, tu fais la queue avec plein de gens différents et devant toi il y a un guichet. Au début il est très loin et puis doucement ,imperceptiblement il se rapproche et là tu peux découvrir, petit à petit si le poinçonneur sans poinçon du guichet sans Lilas est de bonne humeur ou non.

Parfois je fais de l'administratif sans guichet aussi, par courrier, par téléphone, par mail. Ca consiste généralement à donner de l'argent que tu n'as pas à des services qui  l'exigent. Ils jouent à ne pas te répondre, à perdre tes courriers, généralement je reçois juste les lettres de relance, la seconde, la première étant avalée par le hasard. C'est un gredin .



Quand tu es indépendant il y a les années ou c'est dur parce que tu ne gagnes pas grand chose mais quand tu as gagné là...tu montes d'un cran dans les soucis. Je crois qu'il y a un système de redistribution assez subtil en fait. Les pauvres on s'en occupe peu, leur boulot c'est de rester pauvres pour qu'on dise que c'est la crise, il faut faire des efforts, payer des aggios pour que les riches aient droit à des gros découverts, tout ça. 

Par contre les très riches ils ne peuvent pas payer d'impôts, ils ont trop de trucs à faire, il faut qu"ils gèrent des comptes partout, parfois très loin, dans des îles. Aller dans des îles c'est compliqué, il faut prendre des avions ,des sous marins, des avions. Les riches ils font des trucs de jeff koons  aussi alors ils ne peuvent pas payer d'impôts, ils sont comme les pauvres sauf que leurs vêtements coûtent très chers et qu'ils sont d'une dignité offensée qu'on prend aisément pour de la morgue. 



Donc aujourd'hui j'avais guichet à la mairie du vingtième, c'est sympa, on te bip ton sac, tu prends un ascenceur pour un étage comme ça tu n'es pas fatigué pour arriver dans la salle de longue attente. Là il y a une dame noire avec ses filles métisses. Elle parle avec sa bouche au monsieur calme du guichet, noir lui aussi.Elle parle et puis sa bouche accélère et ses yeux deviennent gros et ronds comme dans les films. Elle parle puis ça fuse, ça commence par "gros porc" . il y a des épisodes mais on s'en fout des épisodes, ensuite il y a "sale noire" , "singe" et d'autres prononcés par la mère et la fille ainée ( dix ans?). Le monsieur qui intervient est lui qualifié de "fumeur de joints" et "poseur de bombes".



C'est bien quand elle dit ça parce que tout le monde était devenu tendu...le rire s'invite à la fête de la noire qui n'aime pas les noires. Ca parait absurde cette dame noire qui n'aime pas les noirs, ça parait risible et puis finalement..;si elle était blanche ça resterait un être humain qui insulte un être humain comme si il se crachait lui même au visage. Ca resterait triste. Les crachats ça devrait rester érotiques.



Je sors un peu après le départ du cyclone, elle est encore devant la mairie, détaillant sa paranoïa à un agent municipal qu'elle ne semble pas traiter de singe. La cocote minute a explosé. Je déroule mes pas vers la maison , avec une carte d'identité neuve dans une poche et une relance de l'URSAFF dans l'autre, je n'ai pas l'impression que ca équilibre.

Le long du chemin je sème quelques personnages de papier que les jours déchireront, je ne crois pas que ça change le monde mais peut être bien que ça équilibre fragile le mien.

A plus tard.