mercredi 4 mai 2022

Solid'art

 
 
 Solid'art
 
Début aujourd'hui avec le vernissage ce soir.


J'exposerai une sélection de dessins et de sérigraphies aux côtés de 110 artistes qui se mobilisent à l'initiative du Secours Populaire Français pour permettre à des enfants de pouvoir partir en vacances.

Nous vous attendons nombreux au Carreau du Temple (1 800 m² d’exposition - entrée gratuite) les 5/6/7/8 mai prochain.

Ouvert jeudi 5 mai de 18h à 22h, vendredi 6 et samedi 7 mai de 11h à 20h, et dimanche 8 mai de 10h à 18h
Entrée libre et gratuite.
 
 

 


 

lundi 21 mars 2022

Dix ans

 En ce moment à paris, galerie Eko Sato, a lieu l'exposition " dix ans.

Dix ans comme dix ans d'exposition depuis celle du 10 mars 2012 au défunt houla oups, bar rue basfroi toujours à Paris.

 Elle est visible jusqu'au 9 avril et j'y serai régulièrement présent, la galerie est située au 57 rue des cascades métro jourdain, ouverte de 14 heures à 19 heures du mercredi au samedi.

 

Pour tous ceux qui ne la verront pas voici la dernière série de dessins -peintures réalisés pour l'occasion, ce sont de grands formats, 70 X 100 qu'un écran ne met pas en valeur mais c'est déjà ça.



 














dimanche 12 avril 2020

Le monde était fermé VII




vendredi 27 mars 2020

Asocial Klub

En ce moment je ne suis pas très sociable, c'est pas que je le sois d'habitude , j'aime près, très près mais seulement quand je choisis qui quand. Passer du temps avec des cons qui t'expliquent le monde ça me donne toujours l'impression d'être captif et qu'on me prend pour un con justement, en fait non, ils se prennent juste pour quelqu'un. Et puis les trottoirs, les trottoirs! Comme on ne sait pas l'autre à Paris on ne ignore la droite , la gauche, les queues, il faut se faufiler tout le temps, s'imposer, heurter, toucher, qu'est ce qu'on se touche.

Bref, je ne suis pas très sociable en ce moment, je reste à la maison , je fais du rangement et du rangement dans le rangement, des trucs de dessin sinon la vie ne vaut rien, je rêve, j'écris des trucs sur des fruits avec une machine mais pas assez. Je partage aussi parce que je ne suis pas très sociable à deux.

Je sors parfois, à l'aube, suffit les gens. A l 'aube il n'y en a pas des gens, je fais le tour du pâté de maison en le regardant, le pâté et le ciel aussi. Regarde le ciel écrivait un gentil garçon roumain aux yeux clairs sur les murs de Paris, sans rien à vendre, juste à offrir, c'était classe. J'ai oublié son nom mais "regarde le ciel" c'est un très beau nom pour un souvenir.




Le pâté de maison n'a pas beaucoup changé, les rideaux de fer sont tous tirés parce que c'est le matin, c'est normal c'est le matin, le matin les rideaux de fer sont tirés. tout est normal, je marche le matin, j'aime marcher le matin, le soleil se lève, les oiseaux chantent juste très nettement et les voitures sont restées garées, c'est tous les jours dimanche mon frère.






 Il y a plein de trucs de poubelles parce qu'il est tôt, plein de gens ont dû venir poser des trucs de poubelles et des matelas la nuit, les coquins. Comme quand on a vidé le canal , c'était plein de trucs de poubelles et il y avait même des gens qui venaient en remettre pendant, quand c'était comme les tranchées de la guerre de 14, de la boue et des bouts de trucs attestant de la hauteur de notre civilisation: caddie, ordinateurs, vélibs. Pas le merveilleux, pas ce qu'on crée et qui fait vibrer les yeux et le coeur, juste des trucs de poubelles.





A l'aube il y a peu de gens, juste des silhouettes , elles sont furtives, rares, très rares et furtives. Comme moi ils ne sont pas d'humeur sociables alors on s'évite, d'un commun accord nous changeons systématiquement de trottoir, c'est comme ça. Il est trop tôt.

Je fais le tour avec des zig zags et en abandonnant du papier  qui me fait plaisir et dont j'ai l 'espoir mégalomaniaque qu'il fera sourire un improbable passant des jours d'après.Portes bonheur, les dessins voyageurs pour porter le mien et par divine surprise être adoptés par des sourires. Hier un type m'a hurlé dessus les arguments d'usage , qui viennent toujours de personnes pratiquant la rue: c'est moche! des impressions c'est trop facile! C'était chouette, je lui ai fait penser à autre chose.

Rapidement je rentre, jette mes gants qui font un petit tas dehors devant, laisse les vêtements dehors près et je suis dedans. Dedans c'est grand, je ne peux me plaindre de rien, il y a des disques, des livres, du papier, tellement à faire. c'est comme d'habitude dedans mais avec une loupe et plus de facilités. Faire de sa vie un enfer de renoncement, de regrets, questionnements ou voyager, faire, se faire, le pied léger. C'est comme d'habitude mais avec encore moins de possibilités de renoncer, c'est tellement plus grave dehors que dans son petit dedans et d'autres ont tellement peu le choix et tellement plus la nécessité.




Je rentre vite parce que les journées défilent, il y a tant à faire, j'ai déjà classé tous mes disques par ordre alphabétique en commençant par A mais précédé des chiffres, les 8°6 crew , pas les années zéro, années zéro c'est A comme VAn Vogt.

Parfois j'écoute des voix qui racontent ou expliquent le monde dehors. Il est un peu fermé mais pas complétement pour qu'on puisse manger et que les coursiers de deliveroo donnent l'impression à de petits bourgeois de coeur ou de compte d'être importants. 




Les voix du monde stressent un peu alors je les ai rationné et puis je crois qu'elles sont un peu skyzophrènes. Il y en a une qui dit "allez au théâtre " le jeudi, le vendredi elle ajoute " fermons les écoles!", le samedi "allez voter!", le dimanche " je me suis promené sur les bords de seine il y avait trop de monde qui se promenait sur les bords de seine" et puis maintenant "restez chez vous , allez travailler!". Il parait que les gens ne comprennent rien, font n'importe quoi, on laisse les gares ouvertes ils prennent des trains, par exemple, ils sont fous les gens, c'est simple non pourtant. Il faut écouter les voix mais juste au moment où elles parlent, oublier avant et se dire que si ca ne marche pas c'est la faute de quelqu'un. Saloperies de joggers, putain de voisin.





C'est la guerre aussi, comme pour le canal nettoyé c'est la guerre de 14, on la fait en uniformes si flamboyants que l'ennemi invisible peut nous dégommer: sans gants, sans masques. Les voix ont dit que de toute façon les masques ça sert à rien, on sait pas les mettre. Je fais tout de travers tout le temps, je casse les choses alors ça doit être vrai, on fait n'importe quoi.




Les salauds de pauvre ne veulent pas rester à 6 dans leur studio il parait, toujours à se plaindre, on découvre aussi qu'il y a des gens qui dorment dehors, des bidonvilles en Inde, que cuba envoie des médecins en Italie, les bolosonaristes pensent que le virus est communiste, le monde est épileptique, les tchèques volent des masques et si la maladie pousse chez les pauvres on sera malade. C'est fou dans le monde d'avant on savait pas que les pauvres ça pouvait faire tousser les riches, on savait pas.

Je préfère les voix qui parlent pour ne rien dire, elles racontent davantage. Je préfére ceux, celles qui exhibent leur corps ou de la poèsie, elles font plus pour nous que les profanateurs en charge, soudainement amoureux de l'hôpital , hier en grève...si longue . Agnès savait ,elle serait la tête de turque au sommet d'une longue chaine de surdité.



On voudrait tous qu'après ne soit pas comme avant. Peut être qu'on gardera des trucs, des séquelles ou des résolutions. Tous mes revenus sont envolés et mes dettes toujours là alors je sais que j'aurai des séquelles, un appartement je sais pas mais je serai vivant alors ça ira. Je suis calme quand ça pète alors peut être trouver un boulot où on s'occupe de quelqu'un ou faire l'accueil , le gentil gardien d'un hôpital de jour, ça me plairait bien. Servir et se libérer du démon  ( j'ai pas d')argent.






Peut être que j'irai plus dessiner dans les endroits où les personnes sont peu sociables pour un jour , un moment ou une vie, prisons, ehpad, écoles, hôpitaux.... Peut être que je deviendrai tatoueur pas sur fruits, peut être que j'irai dessiner des bonhommes à grosses têtes chez les gens. Je sais pas.POur l'instant je fais des trucs bizarres, j'économise chaque goutte de colle, je pense apprendre à en fabriquer avec de la farine ou je sais plus quoi, je conserve les chutes de papier pour écrire dessus, je veux plus qu'un con m'explique le monde ni porter de sens interdits devant mes envies.

Je serai très pauvre après et il faudra faire. Nous....est ce que ce sera comme avant après, est ce qu'on aura compris qu'on fonce dans le mur encombrés de nos urgences illusoires, est ce qu'on arrêtera de jouer à Pierre et le loup, feuille, ciseaux avec le monde entier?Est ce qu'on travaillera sans congés, sans salaires minimum parce que les voix penseront qu'il faut continuer? Es ce que ce sera encore pire?

On verra, c'est le meilleur des programmes et c'est le seul possible à vrai dire....










jeudi 19 mars 2020

A la sainte Pandémie, Corinne

A la sainte pandémie pense à tes amis: Corinne


 est photographe.









lundi 3 juin 2019

Richard toi

La mémoire c'est mal organisé, on se souvient du moment où l'on perd les gens mais rarement de tout ce que l'on a partagé avec eux.

Je ne sais pas quelle est la première fois que j'ai rencontré Richard mais je sais que c'était toujours bien, pas tout ce qu'il a été mais de qui il était.

Un bonhomme à plus grand sourire que grosse tête, richard disait toujours qu'il était moche avec sa grosse tête. On ne pouvait pas être d'accord, je dessine des personnages à grosses têtes et il est une des plus belles personnes que j'ai rencontré de ma vie, que ses photos rendaient hommages à tous. Qu'il nous aura rendus beaux...






 On est tous un peu en guerre, relous avec nos paranos nos charrettes de traumas, complexes et vanité, Richard ne partageait que de la douceur, quoi qu'il y ait derrière.



C'est ce que je voulais dire à sa cérémonie funéraire, on fait le malin dans sa tête, on dira ci on dira ça et puis le moment venu c'est l'extinction dedans, la voix gargouille et les yeux débordent, j'ai rien dit ou presque, à peine un plan , tout juste un presque.

J'ai encore l'impression qu'il va débarquer avec son sourire immense, ses trois mots en français, le reste venu des Etats Unis, ses bras qui enveloppent, ses mots qui encouragent et son absence de négativité. Qu'il va débarquer et qu'on va se refaire une ballade à pied  ( le métro n'a pas de chance, il n'a pas connu Richard Beban), que je grognerai un peu sur les péripéties rencontrées parce que je suis un âne et qu'il jouera le centre de gravité.




On collera, surtout moi, on photographiera, seulement lui et les jours d'après j'aurai des cadeaux. J'en ai eu à presque chaque expo, il est venu dans chaque appart, même le plus laid, a pris mes amies en photos, des ateliers, beaucoup , souvent.

J'ai eu la chance de rencontrer cet homme là, son épouse et amoureuse ( les plus de cinqante ans amoureux romantiques ça me touche toujours, ça donne espoir) disait que pour une femme il apportait la paix, étant dénué de toute envie de domination, apportant la paix, l'amour, la liberté.




Ses amis ex hippies, militants d'une autre époque et des mêmes causes finalement sont venus dire tout ça avant que des fleurs flottent sur la seine. C'était le jour pour se dire qu'il ne reviendrait pas , je n'y crois toujours pas.

Merci Richard Beban, j'aimerais croire en un ailleurs pour qu'on se retrouve, j'aimerais te dire au revoir puisque tu es parti 24 heures ou plutôt des années trop tôt; je vais juste me souvenir, je n'y crois toujours pas.


samedi 4 août 2018

Tu veux une sucette?

On devrait toujours écrire aujourd'hui. Après il s'envole, il est replié, étiré, déformé par tous les aujourd'hui d'après. Il est déjà ébréché d'hier.

Aujourd'hui d'hier j'avais rendez vous à Alexandre Dumas avec C. Est ce qu'on peut avoir rendez vous à meilleur endroit qu'en un lieu portant le nom de l'ogre qui enfanta Monte Christo , les mousquetaires du roi, la reine Margot et agita les guise?

Mon diable à roulettes est avec  moi donc avec nous, j'aimerais dire qu'il faisait froid, ce serait exotique mais du plomb, seulement du plomb et j'essaie d'admirer les parisiennes avec une discrétion qui ne fera pas de moi un chien de plus rendant fou par la peau.

Des pas à deux,des mots à deux. Des bêtises et des récits autour d'une table, curieusement il faut être si proches pour apprécier avec gourmandise la superficialité de nos petites histoires. Sans ce lien, qu'est ce qu'on baille, qu'est ce qu'on regarde l'heure en pensant à comment on la peuplerait seul.

Seul à nouveau, quelques pas plus loin je dépose mon personnage sans visage inspiré de la pochette d'oi polloi, anarcho punk gaélique et de monty pythons, pourtant on me dit Magritte alors pour faire plaisir, parce que ça rassure disons Magritte, peut être Magritte.




Un hachoir et un mouton, "dessine-moi un...", dessin pour une exposition "1968-2018" qui parle de politique un peu , de végétarisme un peu, de ce qu'on veut beaucoup.

Le passant qui passe ouvre son téléphone pour me montrer sa collection de photos de la rue, de rue, donne ses dates, j'écoute, pour faire plaisir, ça le rassure peut être, comme un selfie, des amours, l'argent, des ronds dans l'eau, on se rassure comme on peine.




Plus loin le chevalier au dragon dont le visage fermente s'adosse à un mur qu'il dépasse un peu. La passante n'est pas marquée, elle a cassé,. Elle a cassé dedans, ça se voit. On fait tous les malins à exhiber nos fêlures et prétendre être revenu de tout pour être certain de ne pas aller nulle part mais elle..elle est cassée,avalée par ses malheurs. Je réponds aux questions, pour faire semblant de discuter, peut être que ça rassure .

Des pas, encore des pas, la colle coule parfois à travers les sacs percés. Je pars chercher un paquet, pour "raisons techniques" la poste l'a placé dans un relais autre que celui choisi, à trois kilomètres, pour des raisons pratiques j'ai juré grossièrement en l'apprenant mais c'est comme ça. Si on est un pays de service alors il s'adresse à une confrérie masochiste. Les coups, les coups, pourquoi pas mais il faut choisir qui les donne, trois kilomètres...c'est bas.




Retour, longer le cimetières des sommités. Une jolie place en briques pour coller deux messieurs amoureux que j'ai vu sur scène chez Madame Arthur, pour des soirées toujours merveilles. Portrait cadeau parce que dire merci n'est jamais inutile. Eux, du rouge, de l'or pailleté et une phrase qui les enlace.

Derrière arrive une dame à fauteuil électrique. " Ca c'est beau. Là je veux bien. C'est pas comme ces saloperies de tags. Je leur tirerai bien une balle dans la jambe" . Peut être qu'elle se rassure, peut être que ça lui fait du bien mais je ne reste pas discuter des balles dans la jambes. je croyais que c'était dans les genoux les balles pas à blanc. Tourments.



Retour, des pas, encore des pas. Dessiner un peu. Découper un peu je crois car la mémoire ment peut être. Courir, aller courir. 37 minutes. 37 minutes c'est certain parce que c'est mon plus long de ces dernières semaines. 37 minutes, fin à 22 heures, belle journée, bien être. J'ai couru "vite", serein. Je respire, marche, fumant de partout et souriant comme un âne.

22 heures et ce petit jeune homme s'arrête aussi de courir, mêches ondulantes cheveux mi longs, barbe, vêtement nets. Il sourit, tellement qu'il grimace. Il gonfle tellement les pectoraux qu'il se déforme. Il faudrait leur dire à tous, si on n'est pas musclé on n'est pas musclé, se tordre est inutile. Imaginez qu'on casse?



Il s'approche et marche en parallèle, les yeux au dessus de sa grimace dans les miens alors je demande si o n se connait car j'ai légué ma mémoire en route quelque part ailleurs comme les livreurs de la poste sauf qu'eux ils doivent revendre.Ca ne vaut rien une mémoire percée.

Il répond non , il répond que non mais il demande " tu veux une sucette?".

Dedans ça grogne,  dedans on voudrait qu'il ait mal. Mais...j'ai un peu l'habitude hébétée et puis...il est 22 heures, c'était une belle journée. On ne va pas...s'hystériser pour avoir croisé un chien rendu fou par la peau à Paris.

C'était aujourd'hui.


lundi 22 janvier 2018

Dedans-dehors

Dedans-dehors, dedans-dehors...Mon lien au dessin, comme pour tous ceux qu'une soif tenaille peut être après tout, l se résume dans ce trait d'union pas si énigmatique. Attraper dedans, déposer dehors, creuser dedans, tisser dehors, se relier à cet étrange qu'est le monde, juste ça, tout bêtement comme ça. Qu'on ait les mains d'un enfant ou  celles parcheminées d'un vieillard, à partir du moment où l'on ne pense pas trop à celui qui verra ou à épouser l'air du temps on creuse dedans, va vers dehors, subrepticement avant de retourner se blottir ou pour s'installer sur la durée.



Dans ce dedans-dehors on peut classer tous mes personnages porte bonheurs, dissipe malheurs, qu'ils s'épousent, s'enlacent, se préservent, courent, se blottissent dans leurs clairières avec leurs jumeaux, animaux et monstres éclaireurs.



Pour ma dernière exposition dans ma galerie Eko Sato de coeur je voulais le dedans-dehors dans la profusion des traits et des monstres. Creuser le papier en multipliant les traits, les points, les formes et agrandir, et agrandir un peu ou beaucoup. 

Oser parce que chaque envie, chaque gourmandise est chez moi accompagnée d'un mur à escalader or voyez vous, voyons nous j'ai  le vertige un peu ou beaucoup selon le jours et les tours.



Chaque mur franchi permet de passer au suivant, qui se rapproche d'un coup, comme aux échecs en réussite enfin j'imagine car mon cerveau lent n'a jamais appris autre chose qu'à jouer au cavalier et au fou.

Agrandir, creuser, dedans-dehors c'est  une suite de dessins neufs, dessins d'exploration(s) de l'intérieur et du monde. Une série de scènes rectangulaires où des personnes courent, se faufilent, montent, descendent, combattent, soufflent. Une série de grands carrés où l'on ne court pas mais s'élève , présente un monde, se blottit dans un autre, en paix.

      "L'autre, cette étrangeté sacrée"


Avant ça a été quelques mois de dessins longs, lents, prenants qui avalent le temps, les jours, les heures, piquent les yeux .Un état d'urgence et de lenteur mélangées. Des feuilles de papier qui engloutissent, rassurent, perdent, égarent. Un jeu de pistes avec soi même. les formes, une période où l'on apprend et trébuche d'un moment à l'autre.Des personnages y naissent et se projettent d'un dessin à l'autre.

L'accrochage c'est un rituel chaméléon, on cherche les liens, la respiration, , j'ai deux mains gauches et un cerveau jivaro pour cette étape là mais on comme on dit à Liverpool, fort heureusement "you'll never walk alone"



Après l'accrochage c'est la rencontre, le regard de l'autre, des autres, les récits des autres, les sourires et les silences des autres. Cette année noël avait été organisé en décembre on a eu beaucoup de concurrence avec toutes ces dindes, ces sapins et ces rubans mais les amis les plus proches de mes personnages sont venus.On a parlé un peu ou beaucoup. 



Dedans-dehors c'est mon exposition préférée et le passage vers un autre mur, d'autres yeux qui piquent, d'autres moments à accueillir , présenter, dire...Je ne pourrais pas exposer souvent , tout le temps , en vrac parce que toutes ces étapes elles demandent d'embrasser le temps, de le respirer, dehors tout le temps ce serait dedans jamais...

A suivre...